Colonie et centre de loisirs : trousse et suivi sanitaire
Rédigé par HNC SAS, éditeur de MISTER SECOURS. Mis à jour le .
La réponse en bref
En accueil collectif de mineurs, l'arrêté du 20 février 2003 charge un membre de l'encadrement du suivi sanitaire : il tient le registre des soins et « tient à jour les trousses de premiers soins ». Selon la fiche ministérielle DJEPVA, le contenu est adapté au nombre d'enfants et aux activités, et les médicaments sont conservés sous clé.
Le cadre
L'article R. 227-7 du Code de l'action sociale et des familles conditionne l'admission d'un mineur à un document sur ses vaccinations et à des renseignements médicaux fournis par ses responsables légaux. Le détail figure dans l'arrêté du 20 février 2003, qui vise les centres de vacances, les centres de loisirs et les placements de vacances.
Les textes lus datent de plusieurs années et parlent parfois de « centres » : le vocabulaire actuel est « accueil collectif de mineurs ». Vérifiez auprès de votre service départemental à la jeunesse s'il existe des consignes plus récentes.
La personne chargée du suivi sanitaire
Selon la fiche DJEPVA, il n'y a pas d'emploi d'« assistant sanitaire » : un membre de l'encadrement, désigné par le directeur et placé sous son autorité, assure le suivi sanitaire. Le PSC1 s'est substitué à l'ancienne attestation de formation aux premiers secours, depuis le 1er août 2007.
Cette personne a des missions précises :
- s'assurer de la remise des renseignements médicaux ;
- informer l'équipe de l'existence d'allergies et de traitements ;
- tenir le registre des soins donnés, notamment les traitements médicamenteux ;
- tenir à jour les trousses de premiers soins.
Médicaments : les règles à respecter
Les médicaments sont marqués au nom de l'enfant et conservés dans un contenant fermant à clé, sauf si la nature du traitement impose qu'il reste en permanence à sa disposition (fiche DJEPVA et arrêté). Le directeur veille à la confidentialité des informations médicales et du registre.
Quelle trousse pour quel accueil
La fiche indique que le contenu « doit être adapté d'une part au nombre d'enfants accueillis et d'autre part aux activités pratiquées ». Une trousse unique ne suffit pas pour un groupe qui se sépare : prévoyez-en une par groupe en sortie.
| Situation | Équipement proposé | Point d'attention |
|---|---|---|
| Accueil de jour | Trousse au bureau, facile d'accès | Le registre à côté |
| Sortie à la journée | Trousse par groupe | Moyen d'alerte, fiches sanitaires |
| Randonnée | Trousse randonnée | Poids, réseau téléphonique |
| Activité sportive | Trousse club sportif | Encadrement qualifié |
Le contrôle avant le séjour
- Vérifiez le contenu de chaque trousse et les dates de péremption.
- Relisez les fiches sanitaires et notez allergies et traitements avec discrétion.
- Ouvrez le registre et rappelez qui soigne et qui écrit.
- Préparez les numéros : 15, 18, 112, et le numéro du médecin ou de l'hôpital proche.
Numéros d'urgence détaillés sur Service-public.fr. Vérifiez aussi les règles spécifiques des activités prévues.
Questions fréquentes
Un diplôme est-il exigé pour gérer les soins ?
La fiche DJEPVA évoque le PSC1 comme référence de formation pour le membre de l'équipe chargé du suivi sanitaire. Vérifiez les consignes de votre service départemental.
Peut-on laisser un enfant garder son traitement ?
Oui, si la nature du traitement impose qu'il reste en permanence à sa disposition. Sinon, il est conservé dans un contenant fermant à clé.
Faut-il noter un simple pansement ?
L'arrêté prévoit un registre où sont précisés les soins donnés aux mineurs. Notez-le : c'est une protection pour l'enfant et pour l'équipe.
Sources
- Code de l'action sociale et des familles, article R. 227-7, consulté le 2 novembre 2026
- Arrêté du 20 février 2003 relatif au suivi sanitaire des mineurs (copie préfecture de la Moselle), consulté le 2 novembre 2026
- Fiche DJEPVA, suivi sanitaire en accueils collectifs de mineurs (préfecture de Saône-et-Loire), consulté le 2 novembre 2026
- Service-public.fr, numéros en cas d'urgence, consulté le 2 novembre 2026
Ce guide informe ; il ne remplace ni l'avis du médecin du travail ni celui d'un juriste.



